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Adorno et le poème après Auschwitz : une phrase et ses reprises

Grandes querelles & controversesLa théorie critique4 octobre 2026◈ 32 sources vérifiées
Unknown authorUnknown author / Wikimedia Commons
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Wenn wir weiterleben wollen, muß dieser Satz widerlegt werden. Si nous voulons continuer à vivre, cette phrase doit être réfutée (trad. de la rédaction). L’injonction paraît en 1959 dans la revue Merkur, au milieu d’un compte rendu des poèmes de Nelly Sachs, sous la plume d’un poète qui n’a pas trente ans, Hans Magnus Enzensberger. Il résume la phrase visée sans le mot « barbare », comme si elle affirmait seulement qu’après Auschwitz on ne peut plus écrire de poème. Theodor W. Adorno lira la réplique et la discutera trois ans plus tard, dans un essai intitulé « Engagement », pour lui accorder un point sans rien retirer de sa propre formule.

Une culture pressée de ressusciter

En 1949, Adorno rentre de son exil américain et retrouve Francfort. L’Allemagne fête la même année le bicentenaire de la naissance de Goethe, et Peter Stein, qui a reconstitué ce contexte en 1996, relève qu’à ces célébrations Thomas Mann, orateur officiel, refusa de faire depuis Weimar le court trajet jusqu’au camp voisin de Buchenwald. Adorno nomme ce climat dans un texte de la même année, « Die auferstandene Kultur », la culture ressuscitée. L’esprit d’après-guerre, y écrit-il en substance, cherche abri dans la tradition et dans le passé, et le paragraphe se clôt sur une phrase sèche, Aber es ist in der Tat gewesen, mais tout cela est bel et bien révolu.

L’essai qui contient la phrase, « Kulturkritik und Gesellschaft » (« Critique de la culture et société »), sort en 1951 dans un volume universitaire d’hommage au sociologue Leopold von Wiese, dirigé par Karl Gustav Specht (Cologne et Opladen, p. 228-241). Jusqu’à sa reprise en 1955 en tête du recueil Prismen, chez Suhrkamp, il reste enfoui dans cette publication de sociologues, et Stein n’a trouvé aucune mention de la phrase dans les revues et les études sur la poésie d’après-guerre qu’il a dépouillées jusqu’en 1959. Le lecteur français le lit dans Prismes, traduit par Geneviève et Rainer Rochlitz (Payot, 1986), et la référence savante est le tome 10,1 des Gesammelte Schriften, pages 11 à 30.

La phrase se trouve à la page 30, à quelques lignes de la fin. Elle s’ouvre sur la critique de la culture, qu’Adorno place devant l’étape ultime d’un rapport dialectique entre culture et barbarie, c’est-à-dire un rapport où chaque terme se retourne en son contraire. Au milieu se trouve le segment que tout le monde connaît, nach Auschwitz ein Gedicht zu schreiben, ist barbarisch, écrire un poème après Auschwitz est barbare. Elle se termine sur un second temps, presque toujours coupé, selon lequel ce constat ronge aussi le savoir qui explique pourquoi il est devenu impossible, aujourd’hui, d’écrire des poèmes.

Le poème comme synecdoque

Trois mouvements composent l’argument, et le troisième est celui que les citations amputent. Le premier vient d’un livre écrit pendant la guerre avec Max Horkheimer, au cœur de l’école de Francfort, et publié à Amsterdam en 1947, la Dialectique de la raison (Dialektik der Aufklärung), selon lequel la raison qui arrache les hommes à la peur fabrique aussi les instruments de leur domination, de sorte que la culture la plus haute ne protège pas de la barbarie et peut lui servir de décor. Appliquée à l’après-guerre, cette thèse donne le deuxième mouvement. Une culture qui reprend en 1949 avec ses formes intactes restaure le monde qui a rendu les camps possibles, et le poème au sens traditionnel, objet achevé, beau, consolant, participe de cette restauration. Stein le montre sur la construction même de la phrase, où le nom du camp tient lieu de la barbarie et le mot « poème » de la culture entière. C’est une synecdoque, la partie pour le tout, et elle explique que la phrase vise toute création qui se croit indemne, bien au-delà du seul genre lyrique. Le troisième mouvement retourne l’argument contre celui qui l’énonce. Dans les lignes qui précèdent, Adorno écrit que plus la société devient totale, plus l’esprit est réifié, la réification (Verdinglichung) désignant le processus par lequel des rapports entre des hommes prennent la forme de rapports entre des choses, et que même la conscience la plus aiguë du désastre risque de tourner au bavardage. Le critique vit des mêmes revues et des mêmes chaires que le poète. Sa connaissance de la faute est donc rongée à son tour, et il n’existe en 1949 aucune position d’où l’on jugerait la culture sans lui appartenir.

D’où parle alors celui qui écrit la phrase ?

Sept minutes à Albuquerque

Le 4 novembre 1948, à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, l’orchestre symphonique civique de la ville, dirigé par Kurt Frederick, crée une œuvre qu’Arnold Schoenberg a composée l’année précédente, A Survivor from Warsaw, opus 46, pour récitant, chœur d’hommes et orchestre. Elle dure environ sept minutes. Un récitant raconte, dans un anglais traversé d’ordres hurlés en allemand, des prisonniers battus à coups de crosse, comptés et recomptés, puis le chœur entonne à l’unisson le Shema Israël, la prière qui proclame l’unicité de Dieu. Frederick, né en Autriche, avait été de 1938 à 1942 l’altiste du Quatuor Kolisch.

Adorno connaît l’œuvre, et c’est elle qu’il retient en 1962 pour mettre sa phrase à l’épreuve. Dans « Engagement », repris dans le troisième volume des Noten zur Literatur (1965, p. 125-126), il refuse d’atténuer sa formule, qui a pourtant glissé sous sa plume. Ein Gedicht, un poème, objet singulier, y devient Lyrik, le genre lyrique, et le français « poésie » efface cette différence entre l’objet et le genre, qui compte, puisque la synecdoque de 1949 visait toute la culture à travers un seul objet. Adorno tient aussi pour vraie la réplique d’Enzensberger, la poésie devant résister à ce verdict, et ajoute que la souffrance erheischt auch die Fortdauer von Kunst, die es verbietet, réclame aussi la survie de l’art qu’elle interdit.

Qu’on se représente la situation. Un auditeur suit ces sept minutes, entend le récit des coups, puis la prière du chœur, et la salle doit décider si elle applaudit. Adorno décrit ce qui se joue à cet instant. Le principe de stylisation esthétique, et jusqu’à la prière solennelle du chœur, prêtent à un destin impensable l’apparence d’avoir eu un sens ; la représentation artistique de la douleur physique contient, même de très loin, la possibilité d’en tirer du plaisir ; et les victimes, transformées en œuvres d’art, sont livrées en pâture au monde qui les a tuées. Adorno ne réclame pas pour autant le silence de Schoenberg, il place l’œuvre dans l’aporie qu’il vient de décrire, et l’on peut se demander, après lui, quel geste de la salle échapperait à la description.

La perspective du rossignol

Le poème le plus souvent opposé à Adorno est la « Todesfuge » de Paul Celan, reprise en 1952 dans Mohn und Gedächtnis. En 1954, dans Merkur, le critique Hans Egon Holthusen y voyait un poème capable de quitter la chambre des horreurs de l’histoire pour s’élever dans l’éther de la poésie pure, ce qui confirmait la crainte d’Adorno au moment où l’on croyait la réfuter. Celan a répondu par une note restée inédite de son vivant, conservée parmi les papiers liés au recueil Atemwende (1967). Il y demande quelle idée du poème suppose la formule, et dénonce la prétention de qui oserait regarder ou raconter Auschwitz aus der Nachtigallen- oder Singdrossel-Perspektive, depuis la perspective du rossignol ou de la grive. En 2013, Rémy Colombat comprend l’objection ainsi, Adorno ne concevant selon Celan aucune autre poésie que celle qui avait eu cours jusque-là. La note commence par la forme abrégée, elle aussi.

Les commentateurs se sont ensuite partagés sur le rôle de Celan. En 1972, dans ses Celan-Studien (p. 102), Peter Szondi présente le poème « Engführung », paru en 1959 dans Sprachgitter, comme la réfutation exacte de « l’affirmation trop célèbre » d’Adorno. Dès 1967, Hans Mayer tenait pour une simple édification l’idée d’une poésie qui aurait réfuté le philosophe. Zilcosky, en 2005, soutient que Celan a travaillé dans le sens d’Adorno, en cherchant une forme critique qui ne serait peut-être pas barbare. Prévue à Sils-Maria en 1959 par Szondi, leur rencontre n’eut pas lieu ; Celan la récrivit en fiction dans le Gespräch im Gebirg, publié en 1960, l’année où Adorno lui dédia son essai sur Valéry.

Adorno meurt le 6 août 1969 sans avoir achevé sa Théorie esthétique, que Gretel Adorno et Rolf Tiedemann publient en 1970. Au tome 7 des Gesammelte Schriften (p. 477), on lit Celans Gedichte wollen das äußerste Entsetzen durch Verschweigen sagen, les poèmes de Celan veulent dire l’effroi extrême en le taisant.

Une question de fait n’a jamais été réglée. En 1984, John Felstiner affirme, dans The New Republic, que la poésie de Celan a conduit Adorno à corriger sa phrase en 1966 et invoque, pour preuve, un échange privé avec Rolf Tiedemann qu’il ne cite pas. Zilcosky n’a retrouvé l’affirmation dans aucun des essais publiés de Tiedemann, et Felstiner a retiré sans explication la référence de la note correspondante de sa biographie de Celan parue en 1995 (p. 311, n. 47). L’idée circule pourtant dans la littérature secondaire comme un fait. Faute d’un document qui relie la page de 1966 à la lecture de Celan, on ne sait pas si cette lecture a compté.

« Darum mag falsch gewesen sein »

En 1966 paraît la Dialectique négative, dont la troisième partie, « Méditations sur la métaphysique », s’ouvre sur un chapitre intitulé « Après Auschwitz ». Au tome 6 des Gesammelte Schriften (p. 355), Adorno pose que la souffrance qui dure a autant le droit de s’exprimer que le supplicié de hurler ; d’où la phrase qui sert de titre à cette section, darum mag falsch gewesen sein, c’est pourquoi il a peut-être été faux de dire qu’après Auschwitz aucun poème ne pouvait plus s’écrire. Il ajoute aussitôt qu’une autre question, moins culturelle, n’a rien de faux, celle de savoir si l’on peut encore vivre après Auschwitz, et surtout si le peut celui qui a réchappé par hasard et qui, en bonne règle, aurait dû être tué. Le lecteur français dispose de la traduction du Groupe de traduction du Collège de philosophie (Payot, 1978).

Hilde Domin est la première, en 1968, à lire cette page comme une rétractation, et beaucoup l’ont suivie. Peter Stein en propose en 1996 une lecture plus serrée, partie d’un détail de citation. En 1966, Adorno cite sa phrase sous sa forme abrégée, sans le mot « barbare », celle-là même qu’Enzensberger avait mise en circulation ; il fait de même dans « Die Kunst und die Künste », puis en 1967 dans « Ist die Kunst heiter ? », où la phrase sur l’impossibilité du poème gilt nicht blank, ne vaut pas sans réserve (Gesammelte Schriften 11, p. 603). Pour Stein, la correction porte donc sur le slogan que la réception a fabriqué, tandis que la thèse de 1949 reste debout. Quatre pages plus loin (p. 359), l’argument revient d’ailleurs sous une forme plus dure, puisque toute culture d’après Auschwitz, la critique urgente qu’on en fait comprise, y est déclarée Müll, mot qu’on rend ici par « déchet », de préférence à « ordure », parce qu’il désigne d’abord ce qu’on jette, sans la nuance morale du second terme. Le camp de la rétractation garde un argument solide, que Stein reconnaît, puisqu’Adorno accorde bien en 1966 au poème un droit à l’expression que la page de 1949 ne formulait pas. En 2020, Christian Skirke range la phrase parmi les thèses d’impossibilité qu’Adorno formule après Auschwitz, sur l’art, sur la vie bonne et sur les fondements de la métaphysique.

La grammaire de 1966 ne départage pas les deux lectures. Le verbe mag concède sans s’engager, et la phrase ne dit pas si ce qui a peut-être été faux est l’énoncé de 1949 ou la version courte qu’Enzensberger en avait tirée ; Stein le relève, et aucune des reprises qu’il recense, de 1962 à la Théorie esthétique, ne sépare explicitement les deux formules. Pour trancher, il faudrait un texte où Adorno cite sa phrase entière et la juge, lettre, cours ou brouillon, et parmi les textes que Stein et Zilcosky versent au débat, aucun ne remplit cette condition.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise l’école de Francfort, quand la raison retombe dans la mythologie, cadre de la Dialectique de la raison. Il rejoint aussi l’aliénation chez le jeune Marx, où la réification a déjà un ancêtre, et Schopenhauer contre Hegel, autre querelle sur ce que la culture peut encore promettre.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Theodor W. Adorno, « Kulturkritik und Gesellschaft », dans Karl Gustav Specht (dir.), *Soziologische Forschung in unserer Zeit. Ein Sammelwerk Leopold von Wiese zum 75. Geburtstag*, Cologne et Opladen, 1951, p. 228-241 ; repris en tête de *Prismen*, Francfort, 1955 ; *Gesammelte Schriften* 10,1, p. 11-30, la phrase p. 30 Suhrkamp
  2. Theodor W. Adorno, *Prismes. Critique de la culture et société*, trad. Geneviève et Rainer Rochlitz, Paris, 1986 Payot
  3. Theodor W. Adorno, « Die auferstandene Kultur » (1949), *Gesammelte Schriften* 20,2, p. 459, cité d’après Stein 1996 Suhrkamp
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Sources primaires (suite)

  1. Max Horkheimer et Theodor W. Adorno, *Dialektik der Aufklärung. Philosophische Fragmente*, Amsterdam, 1947 – Querido ; trad. Éliane Kaufholz, *La Dialectique de la raison. Fragments philosophiques*, Paris, 1974 Gallimard
  2. Hans Egon Holthusen, « Fünf junge Lyriker (II) », *Merkur* 8, 1954, p. 385-390, ici p. 390, cité d’après Stein 1996 Merkur
  3. Hans Magnus Enzensberger, « Die Steine der Freiheit », *Merkur* 13, cahier 138, 1959, p. 770-775, ici p. 772 Merkur
  4. Theodor W. Adorno, « Engagement » (1962), dans *Noten zur Literatur III*, Francfort, 1965, p. 125-126 ; *Gesammelte Schriften* 11 Suhrkamp
  5. Arnold Schoenberg, *A Survivor from Warsaw*, op. 46, pour récitant, chœur d’hommes et orchestre, 1947, créé le 4 novembre 1948 à Albuquerque par l’Albuquerque Civic Symphony Orchestra sous la direction de Kurt Frederick, durée environ 7 minutes
  6. Theodor W. Adorno, *Negative Dialektik*, Francfort, 1966, troisième partie, « Meditationen zur Metaphysik », chapitre 1, « Nach Auschwitz » ; *Gesammelte Schriften* 6, p. 355 et 359 Suhrkamp
  7. Theodor W. Adorno, *Dialectique négative*, trad. Groupe de traduction du Collège de philosophie (Gérard Coffin, Joëlle Masson, Olivier Masson, Alain Renaut, Dagmar Trousson), Paris, 1978 Payot
  8. Theodor W. Adorno, « Die Kunst und die Künste » (1966), *Gesammelte Schriften* 10,1, p. 452 ; « Ist die Kunst heiter ? » (1967), *Gesammelte Schriften* 11, p. 603 Suhrkamp
  9. Theodor W. Adorno, *Ästhetische Theorie*, éd. Gretel Adorno et Rolf Tiedemann, Francfort, 1970, œuvre posthume et inachevée ; *Gesammelte Schriften* 7, p. 477 – Suhrkamp ; trad. Marc Jimenez, *Théorie esthétique*, Paris Klincksieck
  10. Paul Celan, note non datée des papiers liés au recueil *Atemwende* (1967), inédite de son vivant, ouvrant sur « Kein Gedicht nach Auschwitz (Adorno) », citée d’après Mader 2006 et Colombat 2013
  11. Paul Celan, « Todesfuge », repris dans *Mohn und Gedächtnis*, 1952 ; « Engführung », dans *Sprachgitter*, 1959 ; *Gespräch im Gebirg*, 1960

Bibliographie

  1. Peter Stein, « “Darum mag falsch gewesen sein, nach Auschwitz ließe kein Gedicht mehr sich schreiben.” (Adorno). Widerruf eines Verdikts ? Ein Zitat und seine Verkürzung », *Weimarer Beiträge* 42 (4), 1996, p. 485-508 Weimarer Beiträge
  2. John Zilcosky, « Poetry after Auschwitz ? Celan and Adorno Revisited », *Deutsche Vierteljahrsschrift für Literaturwissenschaft und Geistesgeschichte* 79 (4), 2005, p. 670-691, DOI 10,1007/BF03374610 J. B. Metzlerhttps://doi.org/10.1007/BF03374610
  3. Christian Skirke, « After Auschwitz », dans Peter E. Gordon, Espen Hammer et Max Pensky (dir.), *A Companion to Adorno*, Hoboken, 2020, p. 565-582, DOI 10,1002/9781119146940.ch36 Wiley-Blackwellhttps://doi.org/10.1002/9781119146940.ch36
  4. Rémy Colombat, « La poétique de Paul Celan dans le contexte de la modernité », *Études germaniques* 270, 2013/2, p. 277-302 Études germaniques
  5. Peter Szondi, *Celan-Studien*, Francfort, 1972, p. 102 Suhrkamp
  6. Hans Mayer, « Deutsche Literatur seit Thomas Mann » (1967), dans *Zur deutschen Literatur der Zeit*, Reinbek, 1967, p. 359, cité d’après Stein 1996 et Zilcosky 2005 Rowohlt
  7. Hilde Domin, *Wozu Lyrik heute. Dichtung und Leser in der gesteuerten Gesellschaft*, Munich, 1968, p. 11, cité d’après Stein 1996
  8. John Felstiner, « The Biography of a Poem », *The New Republic* 190, 2 avril 1984, p. 27-31 ; *Paul Celan : Poet, Survivor, Jew*, New Haven, 1995, p. 311, n. 47, cités d’après Zilcosky 2005 Yale University Press
  9. Astrid Mader, *Über die metaphysischen Implikationen von Paul Celans Poetologie und Poesie. Eine Interpretation von Jacques Derridas « Schibboleth pour Paul Celan »*, thèse de doctorat, Heidelberg, 2006 Universität Heidelberg

Sources en ligne

  1. « “Darum mag falsch gewesen sein, nach Auschwitz ließe kein Gedicht mehr sich schreiben.” (Adorno). Widerruf eines Verdikts ? Ein Zitat und seine Verkürzung » Gemeinsamer Bibliotheksverbund, dépôt OPUS Lüneburghttps://www.gbv.de/dms/lueneburg/LG/OPUS/2002/137/pdf/stein5.pdf
  2. « Poetry after Auschwitz ? Celan and Adorno Revisited » Deutsche Vierteljahrsschrift für Literaturwissenschaft und Geistesgeschichte, SpringerLinkhttps://link.springer.com/article/10.1007/BF03374610
  3. « Peter Eli Gordon (ed.), A companion to Adorno » PhilPapershttps://philpapers.org/rec/GORACT-4
  4. « La poétique de Paul Celan dans le contexte de la modernité » Études germaniques, Cairn.infohttps://www.cairn.info/revue-etudes-germaniques-2013-2-page-277.htm
  5. « A Survivor from Warsaw op. 46 (1947) » Brahms, base documentaire de l’IRCAMhttps://brahms.ircam.fr/en/work/a-survivor-from-warsaw-op.-46
  6. « Adorno, Theodor Wiesengrund (1903-1969) » Persée, notice d’autoritéhttps://www.persee.fr/authority/228355
  7. « La dialectique de la raison : fragments philosophiques / Max Horkheimer, Theodor W. Adorno ; trad. de l’allemand par Eliane Kaufholz » HelveticArchives, Bibliothèque nationale suissehttps://www.helveticarchives.admin.ch/detail.aspx?ID=675940
  8. « Über die metaphysischen Implikationen von Paul Celans Poetologie und Poesie » heiDOK, Universitätsbibliothek Heidelberghttps://archiv.ub.uni-heidelberg.de/volltextserver/6908
  9. « Frederick (Kurt) collection (F3) » Arnold Schönberg Center, Viennehttps://schoenberg.at/en/collection/holdings/sondersammlungen/satellite-collection-f3
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